Safari Greenwashing à Valenciennes 

Une initiative de jeunes rappelle le devoir de vigilance des entreprises.

Le greenwashing consiste, pour une multinationale, à orienter ses actions marketing et sa communication vers un positionnement écologique, à des fins purement commerciales.

Sur le modèle d'un safari dans la jungle, nous déambulons à la recherche des grands prédateurs : l'idée est d'informer les passants qui croiseront le safari, sur les stratégies de greenwashing d'entreprises multinationale

La recette d'un safari greenwahing réussi :

- Un petit groupe très motivé de quatre jeunes : Alexandre, Orion, Anwenn, Léa, des lycées Wallon et Watteau de Valenciennes ; deux de leurs professeurs, Sarah, ancienne service civique au CCFD ; et Mathieu, photographe amateur.

- Une commission qui accepte avec enthousiasme d’aider ces jeunes à monter leur projet avec Bénédicte, chargée de développement associatif au CCFD. 

- Quelques réunions, pas mal d’échanges sur messagerie, un partage des tâches et des rôles.

- Une bonne communication en amont sur les réseaux sociaux mais aussi dans la presse locale (

- et, bien sûr, un mégaphone pour être entendus.

En ce samedi de soldes, il y avait un groupe d’une vingtaine de personnes prêtes à partir, sous la direction d’Alexandre, guide conférencier, à la découverte des grands prédateurs des jungles mondialisées, ces entreprises multinationales qui pratiquent le greenwashing en utilisant l’argument écologique pour se donner une bonne image, mais continuent, dans les faits, à détruire la planète …

Des pancartes annonçaient la couleur, bien loin du vert très marketing de ces enseignes.

Les saynètes, pour dénoncer le greenwashing des gra,ds groupes, se sont déroulées en plusieurs points du centre-ville, ponctuant la déambulation joyeusement bruyante sur les trottoirs avec distribution de tracts et discussions avec des passants.

Ces actions de mobilisation citoyenne motivent les jeunes, qui, avec l’appui des adultes, réalisent leur projet. Elles donnent une bonne visibilité au CCFD terre solidaire dans l’espace public et permettent de créer des liens avec d'autres mouvements qui sont sur les mêmes thématiques.

En mars 2017, la France adoptait une loi pionnière sur le devoir de vigilance des multinationales. Cette loi impose aux entreprises françaises de plus de 5 000 salarié·e·s en France, ou 10 000 dans le monde, un devoir de vigilance sur leurs activités et celles de leurs filiales, fournisseurs et sous-traitants. Selon cette loi, ces entreprises ont l’obligation d’établir, de publier et de mettre en œuvre un plan de vigilance pour identifier et prévenir les risques qu’elles font peser sur les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes, les droits humains et l’environnement.

Les entreprises ainsi identifiées sont désormais repertoriées via un site de suivi citoyen : plan-vigilance.org.

Article publié par Chantal MALPAUX • Publié le Mercredi 06 juillet 2022 • 445 visites

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